De la récupération de mots – bafouille n°17 –

ASPIREZ…
à tous les doux bonheurs,
symphonies de nos ardeurs

EXPIREZ…
ses souvenirs aboyeurs
à la provocante candeur.

ASPIREZ…
le parfum de belles-de-jour
renaissantes aux nouveaux jours

EXPIREZ…
ses liserons en détour
de nos passionnants amours

ASPIREZ…
à l’ivresse de désirs sensuels
en éternités pucelles

EXPIREZ
cette douce ritournelle,
fredonnée en dentelle.

ASPIREZ…
ce frisson de baisers courtois
au goût d’autrefois

EXPIREZ…
ces masques narquois
aux défilés qui choient

ASPIREZ…
EXPIREZ…

INSPIREZ…
EXPIREZ…

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De la récupération de mots – bafouille n°16 –

Le jour se fanait entraînant avec lui
La délicate agitation des lueurs rituelles.
Je longeais l’asphalte, qui à cette heure luit,
Me guidait vers un semblant d’éternel.

L’odorat goudronné et les pensées inertes,
Je n’avais pour cible que de côtoyer
Les derniers rayons chauffant alertes,
Histoire, un peu, de me réanimer…

Je cherchais sans ambition à ne faire qu’un,
De ma silhouette dessinée sur le trottoir.
Comme pour retrouver mon Peter Pan badin,
Comme pour ironiser de mon désespoir.

Et croiser un essaim d’écoliers…
Souffler sur leurs rires s’envolant en bulles.
Je réprime l’envie de les suivre sans me soucier,
De peur de jouer les mauvais funambules

Et croiser une flopée d’écoliers…
Voler des bribes de leurs bavardages.
Se vouloir à nouveau chevalier,
Réciter innocemment de vieux adages.

Ils me transpercent de leurs nonchalances.
Je m’empiffre de senteurs acidulées.
Je fais mienne cette nostalgique fragrance
Et me reconnait enjoué à la récré.

Le jour se fanait entraînant avec lui
La délicate agitation des lueurs rituelles.
Je longeais l’asphalte, qui à cette heure luit,
M’a guidé vers des délices éternels.

De la récupération de mots – bafouille n°15 –

Elle ne donnera plus de graines aux pigeons…

Elle avait pris l’aisance de saluer sur son trajet de la routine, une volée de pigeons.
Sans jamais leur parler.
Non.
Elle avait trop peur qu’ils lui répondent.

Elle avait pris pour acquis de glisser dans sa poche une poignée de graines quotidiennes.
Comme pour faciliter l’échange.

Un jour, elle pris l’envie… celle qui est survenue.
Cette folle gourmandise.
Elle picora les graines fourrées dans sa menotte.

Et pour n’en manquer aucune, elle bascula la tête en arrière.

Son trajet pris des couleurs de ciel, de balcons fleuris, de cimes d’arbres.
Sa routine pris sens.

Elle ne regardera plus les trottoirs.
Elle ne donnera plus de graines aux pigeons.

L’esprit ainsi volage, elle ne remarqua pas, comme signe de manifestation, ils triomphèrent de leurs digestions….

La fin de la mort…

Bonjour bonjour 🙂

J’ai récupéré la fin du texte de mon aïeul que je vous diffusais sur l’article précédent. Merci à toi Gégé, encore une fois !

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Baudelaire n’a qu’à bien se tenir (à la barre!!!)…

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Je voulais partager avec vous une trouvaille… quelque chose de très important pour moi…

Mon grand-père Papé Canapé avait pour habitude de nous conter cette histoire « la mort du vieux capitaine » aux moments importants, aux rencontres familiales. . Elle est très chère à mon cœur… J’aimais l’entendre…

On ne s’est jamais trop posé de questions quant à cette histoire, d’où venait-elle, de qui, pourquoi, comment?? Pas vraiment d’importance en fait. C’est une de ces histoires qui traversent le temps, qui se transmettent.

Et puis, Gégé (pour les intimes), neveu du-dit Papé Canapé débarque avec l’originale de l’histoire !! écrite en 1943 par le père de mon grand-père (si j’ai tout bien compris) (non, pas celui qui avait les oiseaux Fabien 😉 !!!).

Cette histoire prend de l’ampleur dans mon cœur !!

Et Gégé la raconte comme mon papi – MERCI à toi Gégé !

—–

Pour ceux qui ont essayé de lire sur la photo, sachez d’avance que j’ai oublié de copier la fin de l’histoire qui est au dos !!! pô très malin j’avoue « commediraitmafillemaispasdanscecontexte » !!
Si vous souhaitez connaitre la suite, il faudra attendre que Gégé arrive à s’abonner au blog grâce à SON bouton spécial (ça fait un an qu’il essaie… en vain :-)) et qu’il arrive ensuite à mettre un commentaire pour nous conter cette fin !!

OU BIEN… vous pouvez l’imaginer !! 😉

De la récupération de mots – bafouille n°14 –

– « Non… NON !! »

Elle ne pouvait s’y résoudre.
Non… Elle ne cèdera en rien !
Qu’est-ce que c’est que cette demande ??!?
Changer la vision de son monde !

C’est bien comme ça…

Comme un gâteau que la vie saupoudre
Comme quand elle court vite et que les contours deviennent incertains
Comme lors des promenades nocturnes et que les lumières de la ville se font guirlandes
Comme prendre de la hauteur sur une mappemonde

– « Non… je ne veux pas !! »

– « M’enfin, je vais te les rendre, je veux juste nettoyer tes lunettes… »

De la récupération de mots – bafouille 13 –

Je m’entendais pourtant d’ici
Gesticuler contre la porte.
De mon écho, je suis saisie
Allons bon… qu’importe !

Pied de nez de la nature
A cette décadente fantaisie,
Imaginez un peu l’envergure
De cette ambitieuse litanie !

Je n’ me suis offusquée du peu,
Retenant le ciel gonflé
De nuages un brin chatouilleux,
Cherchant à se défroisser.

Drapée de boutons de fleurs,
Je pollinise mon monde,
Arrosé d’ma téméraire ardeur,
Et d’illusions pour qu’il abonde.

Je tambourine à cette porte
Essayant d’y dégoter,
De l’engrais prêtant main-forte,
Pour ravitailler mon pote âgé.

J’ironise cette folle faculté,
A (quasi) systématiquement,
Me couper l’herbe sous le pied
En période de relâchement.

La nature est bien généreuse
Et source de bel entrain.
Ce qui me rend heureuse…
Sa production de tanin !

Pardonnez ces verbes ivres…
Je profite de c’que me propose
La nature et j’en délivre
Maladroitement cette prose.

J’assouvis ainsi l’envie
De faire rimer quelques mots,
J’ m’attaquerai pas l’eau-de-vie
Sinon j’ me lance dans le scénario.

Mais que vient faire cette porte
Dans cette ode à la nature?
J’attends peut-être qu’elle m’emporte
Vers de nouvelles aventures…

De la récupération de mots – bafouille 12 –

Je vibrionne encore de cette douce valse
De presque trente ans jouée,
Où nos souvenirs riants s’enlacent,
De cet héritage inspiré.

Comme on se couvre pressentant l’hiver,
Je me niche dans tes légendes,
Agrémentant de resquilles mon univers
Que je conte à ceux qu’entendent.

Je regrette tant qu’il soit si facile
De parler de toi absent.
Je me gorge de narrations graciles,
De mots de toi, vivant.

Même si nous échangions différemment,
Je pleure ces doux silences,
Dans lesquels j’aurais pû innocemment
Accueillir ta bienveillance.

Nous laissions le temps complaisant filocher,
Sans m’évaluer, je grandissais.
Tu avais toujours l’allure à fredonner
Et chaque note t’emportait.

Toutes ces douceurs ne font que te tenir
Pudiquement dans mes bras.
Je ne me résous à te laisser partir,
A enfin te laisser danser là-bas.

Tu officiais pleinement dans nos vies
Te nommant tel un quidam.
J’y repense avec gourmandise et souris
Nourrissant mes états d’âme.

Je garde précieusement dans mon coeur
Mes sauts sur tes genoux dansants
Et de me rappeler avec bonheur
Qu’ils auront aussi émerveillés mes enfants…

à mon Papi…

De la récupération de mots – bafouille 11 –

Mon mari va mourir…
L’annonce claque mon existence.
Une deuxième ferait que je respire.
J’acte le préambule de ma délitescence.

Mon mari va mourir…
Me noyant dans une gerbe d’émotions,
Chaque spasme me fait défaillir
M’invitant presque à l’acceptation.

Mais comment consentir à voir,
À endeuiller cette douleur,
Faisant qu’il perde tout espoir
Face à ce drame fusilleur ?

Quelle sera ma résistance?
Que deviendront mes sourires
Dans cette épreuve en latence?
Mon mari va mourir…

L’inquiétude en devient égoïste,
Je vais dépendre de cette souffrance.
Je me ferai alchimiste
Et empêcherai l’accoutumance

Mon mari va mourir…
J’endosse la blouse de l’aguerrie,
Le détachement est à prescrire
Si je veux sauver mon mari…

Mon mari va mourir…
Douloureuse entaille que je badine.
La prochaine fois, j’irai l’ouvrir…
Cette fourbe enveloppe assassine

De la récupération de mots – bafouille 10 –

La tyrolienne

.

Le râle étouffé de ma respiration,

Le temps harnaché à la circonstance,

Me voilà postée en pénible lévitation

Sur ce bout de bois où domine la discordance.

.

Je dois y aller, aisément me projeter…

Mais mon corps n’y fait foutre rien,

Ce n’est que la danse de mes pensées

Qui annihilent mes sens épicuriens.

.

Oh mais j’y pense donc j’y suis…

Pourquoi cette sensation que je m’invente,

Qui me fait être si loin de ma vie,

Est si rétive à ce que je la désenchante ?

.

Il est de convenance d’écouter son cœur

Et si celui-ci papillonne ?

Comment je manie toutes ces ardeurs

Qui feront qu’enfin je m’abandonne ?

.

Mes considérations empêchent l’agissement,

Mais agir me fait au déplaisir considérer,

Que je me crée bien souvent du tourment

A vouloir vivre des rêves supposés.

.

Je dois y aller, aisément me projeter…

Le temps sereinement fait son œuvre

Que l’on grandisse de ses idées ?

Expérimenter n’en est-t-il pas la preuve ?

.

Tout est confus sur ce bout de bois,

Je devrais juste avoir à m’élancer,

Mais qu’il est douloureux ce premier pas

Dominé par cette peur exaltée.

.

Je dois y aller… simplement me projeter…

De la récupération de mots – bafouille 9 –

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Un vieux poème qui date de 18 avant EG… enfin une tentative !! J’avais 16 ans…

Retrouvé dans ce carton de souvenirs que ma maman vient de me « transmettre »… toute mon enfance…

De la récupération de mots – bafouille 8 –

Au magasin des « COL »

Colette à votre service

Ouvert sur dilatation

Rue du Colonel Colorado

68000 COLMAR

.

.

– « Bonjour madame… Puis-je vous aider?

– Certainement… Je recherche quelque chose définissant ma tendance !

– Alors voyons… J’aurais quelque chose de haut en couleur… Le « COLvert » ?

– …

– Bon… J’ai autre chose qui pourrait vous plaire…

– Ah ?!?!

– Du « COLmateur »… ou bien du « COLmatage » ?

– C’est beaucoup trop voyant !!

– Ou bien… du « COLlagène »…

– Ce serait juste pour le plaisir !?!?

– Ah tenez… quelque chose de saison… on en raffole… du « COLioscopie » !!

– Beaucoup trop céans !

– C’est pour vous?

– Je ne l’oserai pour une amie !!

– Dans ce cas, je viens de recevoir la « COLlection » printemps-été, vous allez vous y retrouver !! C’est sous le signe des astres !!

– Vous m’ensoleillez !

– Nous avons la version eau: « COLogne » ou la version air…

– Dites m’en plus…

– La COLère…

– Je prends… c’est parfait !

– Je vous fais un petit paquet ?

– Non merci… je vais la porter franchement ! »

 

De la récupération de mots – bafouille 7 –

Mais qu’est-ce que j’ai pu en faire?

Essaie-t-il encore de se déjouer?

Je doute… était-ce le bon destinataire?

Quelqu’un finira par se manifester !

.

Je fouille, j’explore mon sac à mots

Rien n’y fait, mes recherches sont vaines

J‘aurais dû le noter sur un simple écriteau

Pour m’épargner cette angoisse soudaine…

.

Le voilà! L’affectueux au désespoir

Juste enclin à une tendre accolade

Dans un coin de cuisine où hier au soir

S‘était terminée notre douce engueulade.

.

C’était donc là que je l’avais laissé.

On peut l’oublier, assez souvent même

Après qu’on soit déçu, que l’on se soit fâché

Mais on ne perd pas si facilement un je t’aime…

 

De la récupération de mots – bafouille 6 –

Petit ange au goût de l’éternel,

Servant mon cœur de souvenirs

Bercés par cette douce ritournelle,

J’aurais, pour toi, imaginé l’avenir.

.

Se l’autoriser aurait, à regret,

Altéré nombre de circonstances.

Mais le printemps qui aujourd’hui naît

Fait éclore en moi de la connivence.

.

L’ange passe faisant de ma discrétion

L’activeur d’une consciente aphasie,

Je crève au-delà de la raison

De te permettre une place dans ma vie.

.

Une vie si douce à inventer

Chantant la floraison de ma Rose.

Une vie si farouche à cultiver

Rendant précieux l’ecchymose.

.

Mais cet ange que l’on imagine,

A travers nos rêves asexués,

Ne rend les ambitions anodines

Quand les saisons passent et vient l’été.

.

Petit ange au goût de l’éternel

Guidant mes espoirs innocents,

Bercés par ce désir charnel

Du bout de mes doigts tremblants.

.

Au diable… je me l’accorde

Plaisamment à te supposer,

Avec toutes mes émotions en horde,

Je me laisse enfin aller…

De la récupération de mots – bafouille 5 –

L’ivresse de nos tendres amusements

Et une course effrénée vers l’origine

Nous amena à nous considérer parents,

Elle va tout chambarder, la gamine !

.

Sa venue t’inonde de noblesse,

Tel un roi, tu l’accueilles en tes bras.

Tu vas tout allouer à ta princesse.

Cette réalisée de l’amour te proclame papa.

.

Délicieusement belle quand elle t’admire,

Sa confiance attise ta primitive fierté.

Elle sait précisément te charmer, te séduire.

J’aurai dû me douter de cette complicité!

.

Je vous observe, tantôt, revenir au loin.

Elle te regarde en conquérante,

Vous vous tenez, fort, serrés par la main.

Oh que ces virées deviennent arrogantes !

.

Vous vous pliez alors au tendre cérémonial,

Qui ménage les humeurs de maman.

Me glisser en escorte, un je t’aime jovial

Qui adoucit alors mon tempérament !

.

Et lorsque c’est ensemble bienheureux

Que nous aimons à nous promener

Tu me projettes de regards malicieux

Empreints de caresses extasiées

.

Mais ce que tu préfères par dessus tout,

C’est de t’assoir avec elle un instant,

Narrer comment c’est échafauder ce nous,

A l’éternité conquise assurément…

.

Nous aurons notre fantaisie pour l’accompagner,

et la somme harmonieuse de nos diversités.

Nous apprendrons délicatement à nous déposséder,

A laisser s’envoler ce bel ange tant aimé.

.

Nous aimerons à la regarder crapahuter

dans les détours hasardeux de sa vie

Que deviendra-t-elle cette douce réalisée?

Peu importe en fait pour autant qu’elle sourit.

De la récupération de mots – bafouille 4 –

C’est un voyage impertinent

Où je vais me hasarder,

Une aventure où tout amant

Ne peut que se sentir charmer.

.

Vérification de mes imprimés…

Je pense que tout est à jour.

Mais c’est sans avoir penser

A la durée de mon séjour.

.

De ces choses que l’on ne maitrise

Je pars alors pour l’excursion,

Autant de temps que l’on me courtise,

Gravir vivement ces émotions.

.

L’aspiration de ce tourisme,

Sans détour de ces joies,

Et avec un grain d’hédonisme

Serait une visite en toi.

.

Ce moment tant attendu,

Dans une consciente excitation,

En deviendrait déconvenue

Se transformant en projection.

.

L’aventure inconnue surprend,

Et si éphémère, elle agit.

Je ne pourrais inopportunément

Jouer les touristes de ma vie.

.

C’est présentement en toi

Que se nomadisent mes pensées,

Le prince deviendra-t-il roi?

Il faudrait violer la destinée.

.

Au retour de ces voyages

S’atténue l’aimable addiction

Quand on pose nos bagages

Et que vient le temps de la réflexion!

.

Je m’interroge de cette candeur

Qui dans ces voyages amoureux,

Nous font ôter toute pudeur

et voir un avenir présomptueux!

De la récupération de mots – bafouille 3 –

A l’essence ou au diesel,

A quoi vais-je faire carburer,

Le renouveau de mes ailes,

Que je m’apprête à déployer?

.

La manœuvre est délicate,

Me renvoyant à mes souvenirs,

Où toutes mes émotions éclatent

En controverses et longs soupirs.

.

Cette commotion cérébrale

En contretemps et repentances

Fait que ma vie bringuebale

À la recherche de l’ordonnance.

.

Proportionner une alternative?

Instituer la vigueur des décrets?

La conduite pourtant active

N’empêchera une part de regret.

.

Pourquoi faut-il avoir à choisir

Entre l’essence ou le diesel?

L’addition ferait grandir

et donnerait juste l’essentiel.

.

Ces ordinaires ignifuges

Ne sont-ils pas tous deux

Moteurs à sortir du refuge

Vers des temps vertigineux?

.

L’on aime à se faire opposer

Des catégories de conscience

En quête d’une douteuse stabilité

Ou juste pour l’expérience.

.

En exemple, de raison ou de passion

Lequel aurait le plus d’arrogance?

je ne veux pas me poser la question

Juste y voir de la connivence.

.

Distinguer le bien ou le mal

Pour se dire en honnêteté

Lors d’agissement expérimental

Je doute de cette sincérité.

.

Ce « ou » comme conjonction

Suscitant d’avoir à élire,

Empêche toute coordination

D’un paisible avenir.

.

Ces ailes prêtes à se déployer

Imposent un nouvel apprentissage

Car elles se trouvent bien engoncées

Pour un parfait atterrissage.

De la récupération de mots – bafouille 2 –

C’était son jour… Elle le savait… Elle se sentait vivante.

Après avoir valsé, valsé pendant au moins sept tours, elle se décida, elle était prête.

Elle ne serait ni pute, ni de bois, non, mais avait presque l’envie d’être maternelle.

Ses papilles s’envolaient…

Dans l’instant propice, pourtant, l’incertitude l’envahit: de Shakespeare ou de Molière jargonnerait-elle? Peu importe, elle le déciderait plus tard…

Elle vérifia son apparat et ôta tout cheveu pouvant déjouer sa diction.

Elle claqua et déglutit… fin prête à se délier.

Mais c’était sans compter sur l’incisive intrusive qui la fit basculer et elle s’entendit prononcer ce « pôv’ con » qu’elle s’était promis de tenir.

Elle se sentit toute fourche… Un peu lasse, elle repartit valser.

 

 

De la récupération de mots… – bafouille 1 –

Diane, baleine bleue, sur sa vague perchée

Tenait en ses lames son passé

Diem, la carpe, par l’attitude offusquée

Lui dépeint subtilement la réalité

« Eula bonjour corpulente cétacé

Que vous êtes nostalgique, que vous semblez grisée

Sans prédire, si votre autrefois enfante vos émois

Vous êtes le protozoaire des antres de mon foie»

A ces mots, la baleine amorce son échouage

Mais pour contrarier ce vieil adage

En une intense respiration mit son passé à l’archivage.

La carpe réagit et dit: « Ma chère amie

Je préfère rater ma leçon de philosophie

Que de vous voir finir en parapluie

Cette leçon vaut bien un remède à l’avarie. »

La baleine fin fière et badine

Promit, mieux vaut tard, qu’elle serait libertine!