De la récupération de mots – bafouille 10 –

La tyrolienne

.

Le râle étouffé de ma respiration,

Le temps harnaché à la circonstance,

Me voilà postée en pénible lévitation

Sur ce bout de bois où domine la discordance.

.

Je dois y aller, aisément me projeter…

Mais mon corps n’y fait foutre rien,

Ce n’est que la danse de mes pensées

Qui annihilent mes sens épicuriens.

.

Oh mais j’y pense donc j’y suis…

Pourquoi cette sensation que je m’invente,

Qui me fait être si loin de ma vie,

Est si rétive à ce que je la désenchante ?

.

Il est de convenance d’écouter son cœur

Et si celui-ci papillonne ?

Comment je manie toutes ces ardeurs

Qui feront qu’enfin je m’abandonne ?

.

Mes considérations empêchent l’agissement,

Mais agir me fait au déplaisir considérer,

Que je me crée bien souvent du tourment

A vouloir vivre des rêves supposés.

.

Je dois y aller, aisément me projeter…

Le temps sereinement fait son œuvre

Que l’on grandisse de ses idées ?

Expérimenter n’en est-t-il pas la preuve ?

.

Tout est confus sur ce bout de bois,

Je devrais juste avoir à m’élancer,

Mais qu’il est douloureux ce premier pas

Dominé par cette peur exaltée.

.

Je dois y aller… simplement me projeter…

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